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  • Aspirine, paracetamol et ibuprofene

    Fréquemment utilisés chez l’homme, le paracetamol, l’aspirine et l’ibuprofene provoquent, chaque année, de nombreuses intoxications chez le chien et le chatLisez cet article pour comprendre les risques liés à l’usage inadapté de ces médicaments chez le chien et le chat.

     

    L’auto-médication inappropriée comme anti douleur ou contre la fièvre du chien ou du chat ou l’ingestion accidentelle des médicaments du propriétaire sont les causes fréquentes d’intoxication à ces 3 produits.
    Pour savoir si votre animal a mal, vous pouvez aussi écouter cette chronique : repérer et traiter la douleur chez le chien et le chat



    Article complet sur Conseils véto : : Aspirine, paracetamol et ibuprofene chez le chien et le chat http://conseils-veto.com/aspirine-paracetamol-ibuprofene-chien-chat/#ixzz46aC0Nyv8

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  • Mythe : Hiérarchie de dominance entre l'homme et le chien

    e thème de la hiérarchie de dominance revient souvent dans la relation homme/chien.
    On entend parfois que le propriétaire du chien doit se positionner en chef de meute. On entend aussi que certains chiens sont dominants ; comme s'il s'agissait d'un trait de caractère ou d'une personnalité.
    Essayons d'y voir plus clair...

    Un peu d'éthologie

    Le premier problème avec le thème de la hiérarchie de dominance est qu'il se heurte à des problèmes de sémantique et d'abus de langage. Et il y a parfois un gouffre entre l'interprétation d'un mot au sens le plus général et son interprétation selon la science qui étudie le comportement animal : l'éthologie.
    Je vous propose donc, pour commencer, de faire la distinction entre dominance, dominant, hiérarchie de dominance et comportements agonistiques, selon ce que l'éthologie nous en apprend.
     

    • Dominant : C'est un rang au sein d'une organisation sociale hiérarchisée.
      Contrairement à une croyance populaire, ce n'est pas un trait de caractère ou une personnalité.
      Pour qu'un individu soit dominant, il lui faut les compétences nécessaires à la survie du groupe (chasse, reproduction, gestion des conflits, protection des ressources). De ce fait, aucun petit ne peut être dominant.
      Les dominants peuvent avoir des prérogatives pour l'accès à certaines ressources. Cela dit, sur ce dernier point, la survie prime avant toute considération sociale. Il se peut donc, selon les circonstances, que les dominants n'exercent pas leur droit si cela peut provoquer l'affaiblissement d'un/des individu(s) et donc du groupe.
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    • Dominance : C'est un comportement ponctuel, éphémère et fluctuant selon la motivation de chaque individu par rapport à une ressource. Il naît de la compétition ou du conflit pour accéder ou protéger une ressource. La dominance n'implique aucune hiérarchie ; sinon on parlerait de hiérarchie de dominance (voir plus loin).
      Pour faire simple, la dominance est un phénomène ponctuel dans une interaction entre les individus là où le dominant est un statut stable.
    • Hiérarchie de dominance : En éthologie, ce système se fonde sur l'organisation hiérarchique d'un ensemble de dyades* d'individus de la même espèce** et appartenant au même groupe social stable***. Ce type d'organisation sociale ne dépend pas d'un comportement spontané mais d'une nécessité liée à des besoins spécifiques (coordination des actions de chasse, reproduction, protection des ressources, réduction des conflits) ainsi qu'à l'écosystème.

      * Un ensemble de dyades implique au minimum 3 individus. Par exemple la dyade A et B, la dyade B et C et la dyade A et C.
      Selon les interactions entre chacune des dyades, la hiérarchie peut être exercée de façon :
      - linéaire (A domine tous les autres, B domine tous les autres sauf A, C domine tous les autres sauf A et B, etc.),
      - circulaire ou triangulaire (A domine B, B domine C et C domine A),
      - pyramidale (A domine tous les autres ; B1 et B2 sont égaux et dominent tous les autres sauf A ; C1, C2, C3 et C4 sont égaux et dominent tous les autres sauf A, B1 et B2, etc.)

      ** Individus de la même espèce implique le plus souvent des individus de la même famille. Mais même sans cette considération, il est déjà impossible de parler de hiérarchie de dominance interpécifique (entre 2 espèces différentes).

      *** Un groupe social stable exclut inévitablement toute forme de hiérarchie de dominance entre des individus n'appartenant pas au même groupe social.
    • Comportements agonistiques : En éthologie, les comportements agonistiques concernent l'ensemble des rituels et comportements visant à régler les conflits. Ces comportements peuvent s'observer en milieu interspécifique et sans nécessité d'appartenir à un même groupe social.

    Les chiens domestiques vivent-ils en meute ?

    La réponse est non, quelle que soit la race du chien.
    Pour qu'un chien éprouve le besoin de s'organiser en meute, il faudrait au minimum que l'homme n'intervienne plus pour combler ses besoins vitaux, instinctifs et sociaux... ce qui impliquerait donc qu'il ne soit plus domestique.
    Quand on parle des chiens de traîneau, on dit souvent qu'ils sont constitués en meute. En fait, dans ce cas, le terme de meute est abusif car les chiens de traîneau ne sont pas réellement organisés en meute mais plutôt en système coopératif ayant pour seul but de courir ensemble. De plus, leur organisation est décidée par compétence et non par dominance. On pourrait alors parler de hiérarchie de compétences décidée par l'homme.
     

    Les chiens domestiques vivent-ils en hiérarchie ?

    La réponse est non.
    En milieu intraspécifique, il existe des actes de dominances et de subordination selon la motivation d'un individu sur un autre par rapport à une ressource (voir Dominance). Un chien domestique peut faire preuve de dominance mais aucun chien domestique n'est dominant (voir Dominant).
    Pour qu'un chien domestique soit dominant, il faudrait réunir plusieurs conditions :
    - Qu'il soit suffisamment grand pour assumer un tel rang dans un groupe social. Un chiot ne peut pas être dominant.
    - Qu'il soit dans un groupe social intraspécifique. Il n'y a aucune forme de hiérarchie de dominance interspécifique.
    - Qu'il en ait la nécessité. Cela implique directement sa survie et tous les besoins qui y sont liés. Or, avec le chien domestique, c'est l'homme qui se charge de la survie du chien.
    Le chien n'a pas à s'organiser socialement pour chasser, c'est l'homme qui le nourrit.
    Le chien n'a pas à s'organiser socialement pour se reproduire, c'est l'homme qui permet et organise la reproduction.
    Le chien n'a pas à s'organiser socialement pour protéger ses ressources, c'est l'homme qui procure et protège les ressources nécessaires.
    Le chien n'a pas à s'organiser socialement pour réduire les conflits car là encore, c'est l'homme qui règle les problèmes relationnels.

    Le chien n'a tout simplement aucune nécessite à être organisé selon une hiérarchie de dominance.
     

    Peut-il y avoir hiérarchie de dominance entre deux chiens qui se rencontrent dans la rue ?

    Absolument pas. Contrairement aux comportements agonistiques, pour qu'il y ait hiérarchie de dominance, il faudrait que les deux individus appartiennent au même groupe social.
    Les éventuelles comportements agressifs peuvent avoir plusieurs origines mais pas le besoin d'établir une hiérarchie.
     

    Peut-on parler de chien dominant quand celui-ci n'obéit pas, se montre agressif et/ou prend certaines libertés ?

    Absolument pas.
    Un chien qui n'obéit pas le fait essentiellement par besoin d'obéir à une motivation supérieure. Il peut s'agir de motivations vitales ou instinctives (supérieures aux motivations sociales) ou de motivation à garder une ressource (canapé, os, attention). Il peut aussi ne pas obéir car il n'a pas été correctement conditionné (voire les conditionnements opérants). Mais à moins de "casser" le chien, aucun conditionnement n'est prépondérant sur un besoin vital ou instinctif.
    Et enfin, le chien peut ne pas obéir en raison du stress (résultant de la peur, de l'anxiété, de la joie, de l'excitation, de la détresse, ...), de l'humeur, de l'émotion, du manque de motivation ou encore d'une pathologie. Toujours est-il que la défiance volontaire d'autorité ne fait pas partie des comportements du chien.

    Un chien qui se montre agressif envers son maître peut le faire pour plusieurs raisons :

    • Comportement réactif → Le chien est soumis à des moyens coercitifs ou aversifs qui peuvent le pousser à avertir son maître que la situation ne lui convient pas.
    • Comportement réactif → Le chien tente de protéger ou garder une ressource acquise qu'on cherche à lui reprendre.
    • Comportement réactif → Le chien est atteint d'une pathologie pouvant causer douleurs, troubles émotionnels, de l'humeur et du comportement.
    • Comportement proactif → Le chien est de nature agressive et soumis à des pulsions. Cela peut aussi arriver en cas de pulsions sexuelles.

    Contrairement à une idée très répandue, l'agressivité, la violence et les démonstrations de force sont à l'opposé des comportements observables chez les animaux dominants dans une organisation hiérarchisée. On les observes bien plus chez les dominés ayant quelque velléités ou chez des individus extérieurs au groupe social et cherchant à profiter d'une ressource (sexuelle ou alimentaire). Ces comportements sont sources d'instabilité, de conflits et même parfois de blessure. Ils vont donc à l'encontre des intérêts du groupe.

    Quant au chien prenant des initiatives et des libertés sans attendre de savoir si son maître est d'accord, il est important d'expliquer que le chien est un animal opportuniste et hédoniste.
    Opportuniste parce qu'il cherchera à profiter de la moindre situation qui peut lui être immédiatement profitable. Hédoniste parce cette recherche de situation est aussi motivée par la recherche de confort et de plaisir. En aucun cas ces agissements ne sont motivés par la dominance. Et encore moins par un statut de dominant.
     

    L'homme doit-il être le chef de meute pour son chien ?

    Absolument pas.
    Les explications précédentes permettent de résumer les choses ainsi :
    En milieu intraspécifique, le chien domestique ne vit pas en meute
    En milieu intraspécifique, le chien domestique ne vit pas selon une hiérarchie de dominance
    En milieu intraspécifique, et en terme de système social, le loup sauvage et le chien domestique ne sont pas soumis aux mêmes besoins et donc aux mêmes nécessités d'organisation.
    La question n'est donc pas de savoir si l'homme doit être le chef de meute pour son chien mais plutôt de se demander au nom de quoi il le serait. Et en l'absence d'explication logique et éthologique sur cette nécessité d'organisation sociale entre l'homme et le chien, la réponse est à chercher uniquement dans les croyances et les frustrations de l'homme.
    J'aurais d'ailleurs tendance à insister sur ce terme homme ; pas au sens large mais bien au sens sexué. Car de fait, cette croyance et son application en matière de relation avec le chien est bien une propension masculine plutôt que féminine. Je le dis en étant d'autant plus à l'aise que je suis un homme et qu'il m'est arrivé de croire en cette théorie, il y a longtemps. Mais que les messieurs se rassurent, on peut aussi observer chez les femmes une certaine propension à d'autres comportements tout aussi condamnables.

    Pour finir, une petite citation qui peut faire réfléchir.
     

    "J'observe que (les gens croient que) le chien se doit d'attendre la volonté de son maître, de lui obéir en toutes circonstances, de ne pas prendre d'initiatives et de n'avoir aucun privilège. Quand il ne répond pas à ces critères, le chien est qualifié de « dominant », la tare par excellence : le chien montre des velléités intolérables de supériorité et son propriétaire manque d'autorité ; l'homme est disqualifié (et culpabilisé) et le chien doit être « cassé.

    Ce vocabulaire esclavagiste démontre bien la relation qu'ont les hommes – plus souvent que les femmes – avec les chiens. En psychologie, on revendique en général ce que l'on a pas ; si l'homme revendique l'autorité, la dominance et le pouvoir sur le chien, c'est qu'il manque d'autorité naturelle et de pouvoir personnel. Qu'a donc fait l'homme de son pouvoir pour devoir le revendiquer aux dépens du chien (et de ses proches : enfants et compagne) ? L'homme est devenu esclave de la société ; il est soumis à ses règles et ne peut y échapper ; il en est dépendant ; il lui appartient. Le pouvoir étouffé de l'homme s'exprime par des voies détournées, notamment avec le chien. L'homme reproduit avec le chien ce que la société fait avec lui : il se l'approprie, il le soumet, il le rend dépendant, il l'asservit. Ce faisant, l'homme sauve quelques étincelles de son pouvoir de vie. Le chien, apparemment esclave, apprend quelque chose lui aussi du domaine de l'énergie mentale.

    Si on veut changer cette situation, il faut que l'homme trouve une autre expression de son pouvoir – par la créativité, par exemple – et qu'il affranchisse son chien de la hiérarchie de pouvoir, afin d'entrer dans un système de symbiose bénéficiaire où le chien a l'opportunité de se réaliser, d'exprimer ses besoins éthologiques – un système où tout le monde gagne."

    (Tout sur la psychologie du chien - Joël Dehasse)


    Le seul animal qui impose par la force qu'on lui obéisse est l'homme...

    article d'origine : http://comportements-chien.blogspot.fr/2015/07/mythe-hierarchie-de-dominance-entre.html?m=1

  • Des préjugés contre des préjugés

    Je tenais à vous annoncer que les petits chiens sont peureux, fourbes, jaloux et surtout hargneux, mais ce n’est pas très grave puisque le Labrador est, en réalité, une vraie teigne, bien pire que le Amstaff qui est lui-même possède un gène de l’agressivité qui explique peut-être son naturel dominant et donc son agressivité envers les autres. Voilà, vous êtes heureux d’avoir lu ce ramassis immonde de préjugés, n’est-ce pas ?

    Il existe des procédés qui ont tendance à me mettre un peu hors de moi. Avoir des préjugés envers une race, de base, ça ne devrait pas être normal, mais je peux comprendre que les expériences personnelles et le discours ambiant peut créer des craintes et de la haine.

    Par contre, lorsque l’on veut défendre une race contre certains préjugés, il y a un certain nombre de comportements que je ne saisis pas. Par exemple, mettre un jeune enfant sur le dos d’un des chiens de cette race pour montrer qu’ils sont tout de même bien patient ou prendre des photos pendant qu'un bébé joue avec les babines du chien. Peu importe la patience du chien, sa race, sa socialisation, etc, etc, etc, ce sont des comportements dangereux (en plus d'être irrespectueux pour le chien) qui ne devraient pas être affichés et répandus car c’est ainsi que les accidents arrivent. Si tout le monde respectait les consignes de prévention morsure et en profiter pour observer le comportement canin, on éviterait énormément d’accidents. Il existe des tas de situation sécurisée où enfants et chiens sont ensembles, il n’y a pas besoin de montrer davantage, sinon tout ce qui transparaît de ces images, c’est une certaine inconscience.

    Ceci étant dit, l’autre comportement qui m’insupporte c’est cette tendance à croire la haine obligatoire. J’ai parfois l’impression qu’on est censé avoir un capital de haine envers les chiens et que l’on doit l’exprimer envers une race ou un groupe de race. Et donc, pour empêcher cette haine d’être dirigée vers la race que l’on connait et que l’on adore, il faudrait la faire se reporter sur une autre race.

    Ce qui donne des remarques indiquant que les labradors sont des teignes, ils sont bien pires que les amstaff ou encore qu’il vaut mieux se méfier des petits chiens. Je ne parviens pas à comprendre comment des préjugés supplémentaires pourraient améliorer les choses.

    Peut-être que la meilleure chose à faire pour combattre les préjugés est de combattre ses propres préjugés et d’éviter de les répandre. Ainsi, les chiens seront simplement des chiens quelque soit leurs tailles, leurs gabarits ou leurs types et l’on pourra se méfier de choses un peu plus intéressantes. Par exemple, se méfier d’un chien qui s’approche avec une crête dressée sur le dos, se méfier d’un chien qui enchaîne signaux d’apaisement sur signaux d’apaisement et qui montre des signes de stress,... autant de détails importants si l’on veut effectivement prévenir un danger.

    Alors avant de dire que telle race est comme ceci ou comme cela, peut-être faudrait-il se poser quelques secondes et y réfléchir. Est-ce que c’est une idée reçue ? Est-ce que c’est une question de proportion de chiens ayant ce comportement ? Et alors, est-ce que cette proportion est vérifiable ou est-ce seulement une question d’impression ? Est-ce que c’est une question de sélection ? Et, au final, est-ce que ça apportera quelque chose de constructif à la discussion ?

    N’oubliez pas que chaque préjugé peut être mal vécu par les propriétaires de la race concernée qui sont souvent directement visés. Est-ce que cette "guerre" des races est intéressante ? S’il-vous-plait. Choisissez la paix et réfléchissez vraiment avant de dire quelque chose sur un type de chien...

    article d'origine : https://hund.fr/actualites/des-prejuges-contre-des-prejuges/62/

  • Le terme dominant ne s'applique pas aux chiens domestiques

    Suite à une discussion que j'ai eue hier sur l'usage du mot dominant à l'endroit des chiens domestiques, on m'a répondu que ce mot pouvait en effet être mal choisi mais que c'était un abus de langage sans importance. Qu'un simple mot, sans autre précision, n'avait aucune valeur.
    Il se trouve que pour beaucoup, le mot dominant a pourtant bien une valeur qui peut être appliquée aux chiens domestiques. Et c'est là une profonde erreur.

    Quelles idées transmet-on en employant le mot dominant ?


    Le problème avec le mot dominant est qu'il véhicule un certain nombre de mythes qui sont parfois pris pour des dogmes.
    Les principaux concepts derrière le mot dominant sont :

    1. l'idée d'une hiérarchie
    2. l'idée d'un caractère affirmé qui, s'il n'est pas maté, peut amener à des comportements dangereux
    3. l'idée que le propriétaire n'a pas d'autorité ou qu'il doit se remettre en question pour en avoir une
    4. l'encouragement à ce que le propriétaire soit le chef de meute

    D'une manière générale, la société n'aime pas les chiens qu'elle qualifie de dominants. Elle ne les tolère pas. Allant parfois jusqu'à culpabiliser les propriétaires pour leur manque d'autorité et de savoir-faire.

    • attention, si vous le laissez faire, il va prendre le dessus et sera irrécupérable
    • attention, s'il mange avant vous, il va se considérer comme le dominant. Ne faites jamais ça.
    • attention, ne le laissez pas tirer en laisse, il doit comprendre qu'il n'est pas le dominant
    • attention, si vous le laissez mordiller c'est qu'il vous domine
    • Ne le laissez pas passer la porte avant vous, il se considèrerait comme le dominant
    • Forcez le à se soumettre, il doit comprendre que c'est vous le dominant. C'est bon pour lui.
    • etc.

    Dominant, un mot utilisé pour tout... et surtout n'importe quoi

    Le mot dominant est devenu un fourre-tout dont se servent allègrement les uns et les autres pour qualifier le chien dans le moindre de ses comportements qui pourraient être jugés excessifs, intolérables ou encore nuisibles.
    Ce faisant, non seulement on n'explique rien de cette manière aux propriétaires mais pire, on les conditionne à interpréter les comportements de leur chien d'après de vulgaires superstitions.

    Un chien domestique n'est pas dominant.
    Un chien domestique ne vit pas selon une hiérarchie de dominance
    Il n'y a aucune nécessité à être le chef de meute
    Dominant n'est pas un trait de caractère ; peu importe l'espèce
    Aucun chiot, louveteau, gorillon ou lionceau ne peut être dominant

    En fait, pour éviter de se tromper ou de tromper les autres, le mot dominant devrait être purement et simplement oublié quand on parle du chien domestique.
    Ce simple mot va au-delà de l'abus de langage, c'est une trahison faite aux chiens.
     

    Le mythe du chien dominant dans la relation homme-chien

    Dans mon métier, je vois pas mal de propriétaires qui ignorent beaucoup de choses à propos des chiens tout en étant persuadés que certains de leurs comportements les désignent comme dominants.
    Le problème n'est absolument pas leur méconnaissance, c'est leurs certitudes et tout ce qu'elles peuvent induire dans la relation homme-chien. Il a juste suffi qu'ils pensent ou qu'ils s'entendent dire que leur chien était dominant pour imaginer que cela pouvait justifier des maltraitances physiques et/ou psychologiques.
    Ils n'ont d'ailleurs pas forcément conscience que ce sont des maltraitances. Certains pensent que c'est tout à fait normal et qu'un chien doit être soumis, quitte à user de force.

    À ce sujet, il existe deux pratiques assez courantes. Prendre un chien par la peau du cou en le secouant et l'obliger à se mettre sur le dos tout en l'immobilisant ; ce qu'on appelle l'alpha roll. Et bien ces pratiques sont encore conseillées par certains professionnels pour éviter que le chien soit dominant. Il faut le soumettre à tout prix parce que c'est intolérable. C'est à l'homme d'être dominant et non au chien, pensent-ils sûrement.

    De grands noms parmi les professionnels du monde canin se sont déjà largement exprimés sur le pouvoir de nuisance du mot dominant. De mon côté, je constate très fréquemment à quel point ce simple mot peut faire des ravages.
    On fait porter au chien la responsabilité de quelque chose qui n'existe pas et on le maltraite pour ça ! 
     

    Un article de Patrick Aufroy sur le chien dominant

    J'emprunte à Patrick Aufroy ces quelques mots issus d'un article ( http://akita-inu-elevage-alsace.com/votre-chien-est-dominant/ ).C'est un peu caricatural mais en même temps, cela peut faire naître une belle réflexion sur l'utilisation du mot dominant.

    P. = Propriétaire
    E. = Éducateur
    C. = Chien

    P. "Mon chien tire, Mr l’éducateur"
    E. "Et oui ma petite Dame c’est parce qu’il est dominant. On va lui mettre un collier étrangleur"
    C. On met un collier étrangleur et le chien dit "Aie"…

    P. "Mon chien tire toujours, Mr l’éducateur"
    E. "Et oui ma petite Dame c’est parce qu’il est dominant. Faut mettre des coups de sonnette."
    C. Le chien dit "Aie Aie"

    P."Mon chien tire beaucoup quand il voit les autres chiens, Mr l’éducateur"
    E."Et oui ma petite Dame c’est parce qu’il est dominant. Faut tirer plus fort."
    C. Le chien dit "Aie Aie, Je les trouvais sympas les autres chiens mais plus je m’en rapproche, plus j’ai mal."

    P. "Mon chien devient agressif avec les autres chiens, Mr l’éducateur"
    E. "Et oui ma petite Dame c’est parce qu’il est dominant. On va lui mettre un collier électrique"
    C. Le chien dit "Aieeeee chaque fois que je vois un autre chien, je prends une douleur terrible."

    P. "Mon chien s’est retourné contre moi quand il a vu les autres chiens, Mr l’éducateur"
    E. "Et oui ma petite Dame c’est parce qu’il est dominant. Je vous l’avais dit depuis le début. Vous avez parlé de l’euthanasie avec votre vétérinaire ?… "
    C. Le chien dit …………

    Si quelqu’un vous dit "Votre chien est dominant", vous n’avez qu’une chose à dire : "Au revoir, Monsieur"
     

    Pour en savoir plus

    Cet article ne fait que dresser un état des lieux sur l'usage du mot dominant.
    Pour ce qui est de comprendre pourquoi le chien dominant et la hiérarchie, en tant que modèles d'interprétation des comportements canins, sont des concepts qui ne peuvent pas être appliqués aux chiens domestiques, je vous propose la lecture des articles suivants :

    Mythe : Hiérarchie de dominance entre l'homme et le chien
    Idées reçues sur le chien dominant

     

    article d'origine : http://comportements-chien.blogspot.fr/2015/09/le-terme-dominant-ne-sapplique-pas-aux.html?m=1

  • Prévenir l’agressivité

    Un certain nombre de choses peuvent augmenter les risques d’agressivité chez le chien. Et malheureusement, craindre l’agressivité et tenter de la prévenir, amène parfois à la provoquer involontairement.

    Face à certains conseils que je ne citerai pas, il faut simplement avoir un peu de bon sens. Un animal élevé dans un cadre où les problèmes se règlent par le conflit ou par la volonté d’asseoir son pouvoir sur l’autre […] aura bien du mal à être totalement zen et bien dans sa peau. La violence, même minime, n'engendre que la violence. Cela peut paraître bateau et banal et pourtant, cela se confirme réellement chez le chien. C’est important d’avoir ça en tête.

    Petite note sur l’agressivité 1 : L’agressivité s’exprime lorsqu’il y a une bonne raison. Les attaques à proprement parler ont souvent lieu lorsqu’une personne va au contact de l’animal, rentrant sans en avoir conscience dans sa zone de confort. 

    Petite note sur l’agressivité 2 : Lorsque l’on punit de façon agressive (même simplement en criant), on met le chien dans une position où il peut choisir de se protéger et donc, de répondre par la violence. On appelle ça : l’auto-défense. C’est pourquoi certaines méthodes d’éducation sont dangereuses.


    Donc pour prévenir les risques d’agressivité, il faut d’abord être vraiment dans de la prévention. Montrer des tas de choses de façon positive à son chiot mais il faut également faire preuve de cohérence. Si vous décidez « canapé interdit », il ne faut pas que le canapé soit autorisé les jours pairs et que le chien soit puni d’y aller les jours impair. Et au final, lorsque l’on se retrouve dans une situation de conflit, au lieu de sauter dans le conflit à pied joint, il vaut mieux réfléchir à comment tourner cette situation à notre avantage intelligemment.

    Prenons un cas tout bête. Un jeune chien, une gamelle et une personne. La personne, soudain, se dit : « Mais, si un enfant touche la gamelle ? ». Bien-entendu, il faut tout faire pour éviter de mettre un enfant à proximité de la gamelle, d’autant plus si elle est pleine. Mais imaginons … Un instant de fatigue, un manque d’attention et paf, les doigts de l’enfant sont dans la gamelle. Trop tard. Alors, la personne, voulant bien faire, s’approche et touche la gamelle … juste pour voir.

    Il oublie que le chien est en train de manger, le nez au fin fond de ses croquettes ou de sa viande s’il le nourrit au BARF ou autre régime similaire. Le chien n’entend que sa propre mastication. Il ne sent que sa nourriture. Il ne voit pas grand-chose … Et d’un seul coup, il y a une main dans sa gamelle. Prend-elle sa nourriture cette petite voleuse ? Pas le temps de réfléchir, l’agression est évidente et le chien se défend. Il défend sa pitance.

    Voilà, la personne vient de se faire peur ou de se faire mordre dans le pire des cas et ses craintes sont confirmées : et si jamais un enfant y met les doigts ? … Alors que faire ? On punit le chien pour son comportement totalement intolérable ? Cela entraîne un certain nombre de questions.

    - Est-ce que ce comportement était réellement intolérable ?
    - Quel était le comportement attendu ?
    - N’aurait-on pas pu lui apprendre le bon comportement avant de tester ?
    - Quelle punition serait adaptée ?
    - Quelle punition lui permettrait-il de ne plus sentir le besoin de défendre sa gamelle ?
    - …

    Face à un grognement ou le moindre signe d’agressivité, il est très tentant de répondre par : « punition ! », « conflit ! », « agressivité ! », … Mais au final, ça n’a rien d’intéressant. Au mieux le chien se résigne à subir, mais est-ce vraiment ça que nous voulons ? Soyons cohérent et malin. Le chien défend sa gamelle parce qu’elle a de la valeur et qu’il ne veut pas perdre cela. Mais il défend peut-être également parce qu’il a été surpris … Alors au lieu de venir avec nos gros sabots et de le conforter dans l’idée que l’on est dangereux pour la gamelle, nous pouvons faire le contraire. Arriver avec des choses appétentes et les ajouter tranquillement dans la gamelle, après avoir prévenu le chien. Ce n’est pas grand-chose et c’est très loin d’être une punition, mais si les personnes qui s’approchent risquent de donner des friandises, il n’y a plus de raisons d’entrer en conflit …

    Ce n’est qu’un tout petit exemple, mais très souvent, la peur de l’agressivité nous fait mal réagir. Il faut prendre le temps de réfléchir et de prendre les situations à contre-pied. Attendre un peu pour analyser la situation ne transforma pas le chien en monstre sanguinaire et aussi surprenant que puisse être les solutions, les rendre fun et sympa pour tout le monde permet souvent de régler les conflits sans problèmes …

    N’oubliez pas que si vous voulez vous battre au corps à corps avec votre chien : il a des dents et il apprendra que parfois, il faut se battre … Ce qui est juste le contraire de «prévenir l’agressivité ». Alors, montrez lui que les choses peuvent se passer en douceur ;)

     

    article d'origine : https://hund.fr/actualites/prevenir-lagressivite/21/

  • Constat: 10 ans après avoir banni les Pit Bull de Toronto, y a t-il moins de morsures de chiens?

    “Les pit-bulls de Toronto ont presque disparu. Alors pourquoi y a t-il plus de morsures de chien que jamais?

    En 2005, suite à de nombreuses inquiétantes attaques de chiens, l’Ontario a adopté une loi visant à supprimer définitivement les pit-bulls – et les chiens qui ressemblaient à eux – de la province.

    La loi ne va pas jusqu’à une interdiction totale, au moins à court terme, mais a une certaine distance dans cette direction. Selon la loi, quatre races (les terriers de pitbull, terriers Staffordshire, bull-terriers Staffordshire et américains terriers de pitbull) devaient être tenu en laisse ou muselés en public et stérilisé dans les deux mois suivant l’adoption du projet de loi.

    Il est également devenu illégal de les importer dans la province. Les quatre races sont souvent désignés ensemble comme «pit-bulls».

    “Au fil du temps, cela signifiera moins d’attaques de pit-bulls et, globalement, moins d’attaques de chiens dangereux,” dit alors le procureur général Michael Bryant la législature de l’Ontario en 2005.

    Bryant n’a pas répondu à une demande d’entrevue.

    La loi a certainement réussi à morsures causées par les quatre races concernées – Toronto a enregistré seulement 19 en 2014, contre 112 en 2005.

    Pas étonnant, car il y a beaucoup moins pour mordre – il n’y a que 338 enregistrés à Toronto en 2014, contre 1.411 en 2005. En outre, puisque les chiens devaient être incapables de se reproduire à partir de 2005, le reste sont les chiens ages. Peu à peu, ils sont en train de mourir sans être remplacé. Ils devraient cesser d’exister dans la ville d’ici 2020 ou, du moins en théorie.

    Cependant, la Toronto Humane Society (SPA) voit encore un occasionnel chiot pit bull faire son entree chez eux, dit le porte-parole Tegan Buckingham.

    Ce qu’il n’a pas réussi à faire est de réduire le nombre total de morsures de chien (même si elle avait l’air de cette façon pendant un certain temps). Les morsures de chien rapportés de Toronto ont augmenté depuis 2012, et en 2013 et 2014 ont atteint leur plus haut niveau de ce siècle, alors même que les pit-bulls et les chiens semblables approchent une extinction locale.

    tableau pitbull morsure

    La courbe violette représente les pitbulls légaux
    La courbe verte représente le total des morsures canines
    La courbe rouge représente les morsures des pitbull légaux

    Lorsque l’interdiction de l’Ontario a été débattue en 2004 , des avis partagés entre ceux qui ont vu les pit-bulls comme unique danger, et ceux qui soutenaient que tout gros chien pourrait être très dangereux , si elle est maltraité ou éduqué à être violent.

    ” Je ne suis pas du tout surpris par ces statistiques », dit Parkdale-High Park MPP Cheri DiNovo , un adversaire des interdictions aux races spécifiques . ” Je pense qu’ils étaient inévitables . ”

    DiNovo favorise un système plus comme Calgary, où les responsables politiques évitent les interdictions en fonction de la race et favorisent l’éducation des propriétaires et des enfants, combiné avec un respect. Les morsures de Calgary ont chuté de façon spectaculaire depuis le milieu des années 1980.

    «La loi actuelle ne fonctionne pas, et, heureusement, nous obtenons les statistiques pour appuyer cela. Quiconque a été sur cette question depuis longtemps sait qu’il est un échec prévisible »

    Les statistiques de morsure de chien de Toronto sont basées sur les rapports que les médecins qui traitent les morsures sont tenus de déposer , dit Mary Lou Leiher , un gestionnaire de programme au département des services des animaux de la ville .

    Les morsures de bergers allemands ( n ° 4 de chien de Toronto , après Labradors , Shih Tzu et golden retrievers ) étaient les plus fréquentes en 2004 et 2014. Les morsures de pit-bulls et Staffordshires étaient moins fréquentes en 2014 que dix ans plus tôt , mais les morsures de bouledogues et les boxeurs américains étaient plus fréquentes .

    tabbleau chien morsure

    Les morsures reflétées dans les données varient en gravité :

    «Les gens ont d’attraper une maladie suite à la morsure d’un animal , donc pas besoin d’être severe pour aller chez le médecin », explique Leiher .

    La race du chien incriminé dans les données ville de morsure est basée sur ce que le propriétaire , ou d’un enquêteur de la ville, dit qu’il est. Il n’y a eu aucun changement de procédure au cours des dernières années, qui y causent d’être plus de rapports de morsure hors de proportion avec les piqûres réels , dit-elle .

    ” Nous aimerions voir l’interdiction de pit bull levée », dit Buckingham . ” Parmi ceux qui viennent dans les refuges , la majorité sont les chiens les plus doux . ”

    Dans le même temps , ils sont expédiés dans des refuges au Québec .

    En 2012, l’ Ontario Veterinary Medical Association estime que la loi a conduit à plus de 1.000 chiens et chiots en Ontario ayant été inutilement euthanasies. ”

    Source: GlobalNews.ca

    Que faut-il retenir?

    Contre les morsures canines, l’éducation des maîtres est une solution qui fonctionne contrairement au bannissement de certaines races.

     

    aerticle d'origine : http://solutionscanines-blog.com/wordpress/10-ans-apres-avoir-bannis-les-pit-bull-a-toronto-y-a-t-il-moins-de-morsures-de-chiens/

  • La laisse, un isolant social

    la laisse n’est pas un support de communication et les chocs ressentis dans le cou du chien peuvent occasionner des dégâts physiques et psychologiques. Mais ce n’est pas tout…

    Le chien qui se balade au bout d’une laisse toujours tendue aura tendance à ne plus faire attention à son propriétaire car il ressentira physiquement sa présence à chaque instant, il pourra facilement s’enfermer dans son monde composé de stimulations plus intéressantes les unes que les autres sans se soucier de son humain. Si on ajoute à ça l’absence totale d’attention du propriétaire, bien plus absorbé par son téléphone portable que par ce qu’il se passe à l’autre bout de la laisse, celle-ci devient un véritable isolant social.

    La marche en laisse détendue a donc plusieurs avantages et prépare le chien à d’autres commandes ainsi que le « suivi naturel ».

    En relâchant un peu la laisse votre compagnon perdra le seul repère qui l’assure de votre présence, l’obligeant à sortir de sa bulle pour être certain qu’il y a toujours quelqu’un à l’autre bout du « fil ». Cela vous permettra d’avoir plus facilement l’attention de votre chien afin de travailler les commandes usuelles (rappel, stop…) dans un environnement très stimulant. C’est également la première étape du « suivi naturel ».

    Une laisse tendue peu également trahir vos émotions et être à l’origine de sa réactivité face à un stimulus. Le chien peut avoir trois réactions possibles (3 F en anglais) face à une situation de « danger » : la fuite (Flight), l’immobilisation (Freeze) et l’agression (Fight). En tendant la laisse vous privez votre chien de la première possibilité, la fuite, se sentant alors « forcé » à affronter à la situation anxiogène, votre chien n’aura plus que l’agression comme seule solution pour exprimer ses émotions. Et dans la plupart des cas les propriétaires anticipent cette réactivité en tendant la laisse à l’approche du stimulus déclencheur, sans que le chien y soit soumis, ce qui va le préparer à réagir et renforcer son comportement de crainte. Et nous voilà avec un chien réactif en laisse…

    C’est pourquoi il est nécessaire d’avoir une laisse  d’une longueur acceptable afin que votre chien puisse évoluer sans être dans l’obligation de tirer dessus pour renifler la moindre odeur ou se sentir « bloqué » face à une situation anxiogène. N’oubliez pas que la laisse n’est pas un canal de communication mais juste un outil de sécurité, et que votre chien vous entend et vous écoutera très bien si vos demandes verbales sont claires et motivées !

    Donc, pour résumer : baladez-vous toujours laisse détendue et travailler la marche en laisse. Privilégiez la parole plutôt que les tirages de laisse… Utilisez une laisse assez longue afin de laisser le chien évoluer sans être obligé de tirer dessus. Désensibilisez votre chien au stimulus déclencheur. Lâchez un peu votre téléphone et profitez de ce moment de complicité avec votre compagnon !

     

    article d'origine : http://culturechien.fr/la-laisse-un-isolant-social/

  • Collier électrique : la peur n’est pas un bon outil d’éducation canine

    En réponse à la consultation du gouvernement écossais sur les aides électroniques au dressage canin, qui a pris fin le 29 janvier, la British Veterinary Association (BVA) et la British Small Animal Veterinary Association (Bsava) appellent à une interdiction totale de la vente publique et de l’utilisation des colliers éducatifs à impulsions électriques. Selon les vétérinaires britanniques, ces dispositifs stressants, fondés sur la répression et la soumission, sont dépourvus d’efficacité et ne peuvent utilement remplacer les méthodes d’éducation positives et naturelles.

    Lire la suite